L'énergie du Printemps

Mis à jour : 7 mai 2020




En mai fais ce qu'il te plaît ?


Voilà le printemps qui s’est installé entre coups de tonnerre et vents doux et pénétrant... Voilà la force créatrice, celle du soleil levant, qui amorce sa montée ascensionnelle vers la lumière.

Voilà mon premier Blog, mon premier billet ici... Et comme le printemps, ce blog est une invitation au partage, à l’échange et à la créativité collective :)

L’être humain à l’image des mondes animal et végétal, s’éveille lui aussi en cette période printanière... Il a besoin de faire peau neuve, de se dégager de la torpeur, jaillir tandis que la terre s’ouvre pour laisser la place aux jeunes pousses, tandis que le corps s’étire et se déploie. La chrysalide se métamorphose en papillon, et, au cœur de l’arbre alors que monte la sève, le corps se redresse vers la lumière. Mille nuances de vert dessillent nos yeux et nourrissent notre foie, l’organe relié à l’élément bois.


Le vent est l’influence climatique associée au printemps. Il souffle, nettoie, accompagne la respiration du vivant et charge en énergie la planète de mille forces, sons et odeurs.


L’énergie du printemps comme l’art de savoir prendre le vent...


Ce vent, qui nous mobilise par ses apports en sensations contradictoires et multiples, attise le feu, fait tourner les éoliennes et les moulins, sèche le linge, donne naissance à diverses mélodies, siffle le long des parois rocheuses, gronde dans le cheminées, incite la pluie à taper contre nos carreaux, farceur avec les jeux de cerfs-volants et les enfants, transporte les pollens, fait tourner nos têtes...

Face à toute cette effervescence, nous sommes cependant suspendus, spectateurs d’un bal qui commence un peu sans nous... privés pour la plupart de goûter à ce plein éveil, nous demandant de rester encore dans le confinement que l’hiver rendait acceptable et réparateur...

Alors comment, au cœur de cette saison qui est celle du mouvement par excellence, entrer dans la dynamique du printemps, savoir prendre le vent qui nous invite à nous libérer de la pesanteur en faisant danser le ciel ? Comment ouvrir malgré tout notre cœur au désir de créer, au jaillissement des idées et à l’envie de les partager ?

Face à cette situation inédite d’un virus Covid-19 qui se ballade et résonne comme un « Alien » numéroté « 19 », les événements nous demandent d’accepter la mobilité de l’inconstance intrinséque à la vie qui, là prend des allures d’altération de nos libertés. Libertés ? On peut y voir quelque chose dans cette altération, qui, ici nous choque, tandis que là-bas, au prix de notre ultra-confort, ne nous interroge pas quand des millions de personnes sont déplacées de leurs terres pour que nous puissions consommer sans modération ni conscience des conséquences qui en découlent inexorablement...

Saison du mouvement par excellence, si le printemps a la capacité de nous convoquer à nos habilités à être présent à nous-même en conscience, à recréer en nous l’axe vertical qui relie le ciel et la terre, à élargir notre vision du monde, à intensifier notre pouvoir de décision et d’accomplissement avec lucidité, calme, accueil, douceur et à accueillir les émotions contradictoires activées par les vents contraires, alors quelque chose de cet Alien aura trouvé un sens et une vocation...

On peut se poser mille questions sur l’origine de ce covid... On peut voir les parallèles entre notre expansion sur la terre et sa capacité migratoire expansionniste, son coté pervers dans sa manière de toucher certains violemment et d’autres en les effleurant, son arbitrage face aux ondes auxquelles il est confronté : hautes il passe son chemin, basses il s’y allie... sa capacité d’évolution et de transformation, sa réactivité aux climats et populations.

Il y a dans ce virus, comme dans toute chose, une interpellation qui est délivrée et que nous pourrions peut-être entendre... Ne nous parle t-il pas ?


Le mot d’Alien-19 ?

Une autre réflexion me vient aussi à propos de ce temps du covid : comme si là nous vivions tous à grande échelle, comme à titre individuel, une phase de deuil à double entrée au moins...

Le covid crée un moment de crise...Crise signifie en grec ancien le moment où nous sommes amenés à devoir faire un choix, à trancher, se positionner... Et la crise vient faire résonner le temps de construction qui propose, à maturation, l’action, au risque sinon d’en rester là et de retourner la dynamique du vivant contre soi...

J’entends aussi que le confinement a pu faire perdre des repères...Ne serait-ce pas plutôt que cet état inédit a créé de l’inconnu, de l’inconfort, des questionnements, de la révolte, de la colère, de la résignation, de la tristesse, de l’acceptation, de la créativité et... du mouvement aussi ?

Il y a là quelque chose qui parle de possibilité de choisir une direction comme après le temps que suspend la perte. Suit le deuil et n’est-ce pas ce qui se présente à nos consciences : un deuil, des deuils de la perte, du renoncement, de la transformation ?


Le deuil d’un monde surrané avec ses étapes qui, pour chacun de nous, suivra un ordre différent : la sidération, le refus, le déni, la colère, la révolte, le refus, le sentiment d’injustice, les remords, l’abattement, la tristesse, la mélancolie, les regrets, l’acceptation, la résignation, la reconstruction et finalement de nouvelles étapes, perspectives, directions comme une introduction à une nouvelle graine inconnue.


Cette saison du printemps où grandir, s’élever, faire monter la sève en soi, s’éveiller des profondeurs, sortir, jaillir avec tempérance, se recentrer comme l’arbre, pont entre ciel et terre, est incontournable au regard du défi du vivant. Il est l’occasion d’observer d’un oeil neuf l’énergie qui circule et les événements que nous sommes amenés à vivre comme des informations plutôt que comme des problématiques seulement.


Le sage s’assied et contemple le monde...


Hors jugement, comme le sage contemple ce qui est et organise sa pensée avec cohérence et logique, l’esprit clair, dégagé du besoin de saisir et de contraindre... je nous invite à suivre le mouvement de l’onde et, dans le non agir, observer, interroger (sans pour autant vouloir obtenir des réponses tout de suite) mais accepter de laisser faire les liens qui existent entre toute chose dans un monde qui ne peut plus être fragmenté comme nous tentons de le réduire.

Le vivant sur terre n’est-il pas un hologramme parfait de l’univers ? Et à l’image de cet univers tout est relié, en lien, connecté, comme des antennes nous en sommes les récepteurs, tous frères d’une même énergie qui nous traverse...

Et à l’instar du vivant, même si nous avons une forme, nous sommes bien un agglomérat d’ondes qui fonctionnent en fréquences et nous résonnons tous les uns par les autres en un seul et même corps.

Même si nous sommes poussés par notre mécanique du vouloir et soutenu par une accélération du processus technologique et mercantile, quelque chose bouge qui est venu poser un arrêt sur image et marquer un avant et un après. Même si le après est encore fragile de notre insoutenable légèreté et inconséquence, il y a un précédent que le covid a institué que nous l’acceptions ou pas. Un marqueur fort s’est posé en nous.


Mon dit...


La question est qu’allons-nous en faire chacun ? Quelle part allons-nous prendre à notre compte pour faire évoluer notre esprit, âme, conscience ? Car, de nombreuses questions sont posées dans cette crise du changement proposée par cet Alien et tout ce qui environne son existence en amont et en aval.

La question qui peut se poser : à qui profite l’Alien ?


Si nous prenons notre part, l’Alien est en chacun de nous et nous sommes chacun capable de décider à qui celui-ci pourra profiter ;) et comment.

Dans la complexité du monde dans lequel nous vivons, sa richesse et ses déboires, nous pouvons éveiller notre curisosité et notre capacité d’être des créateurs, des inventeurs, des innovateurs et des forces de propositions.

Pour cela, pourquoi ne pas profiter de ce temps encore suspendu pour ralentir...observer notre propre système interne et externe comme hologramme de la grande échelle du fonctionnement sociétal global.

Pourquoi ne pas tirer quelques enseignements pour qu’en ce printemps 2020 nous puissions faire sortir de terre et s’élever autre chose qu’un bug planétaire ?

Je réitère : il y a, contenu dans ce virus, comme dans toute chose, une parole à entendre... Venez prendre ma main, joignons nos mains...

Osons faire descendre notre esprit dans notre cœur et proposer nos réflexions, nos propositions de transformation, nos enthousiasmes, nos observations solidaires vis à vis de nous-mêmes et des autres...

A bon entendeur, je vous attends avec curiosité et enthousiasme :)



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