Mon dit de mai

Mis à jour : 15 mai 2020




« Je ne sais qu’une seule chose, c’est que je ne sais rien. » Socrate

Depuis mi-mars confinée, J’ai plutôt bien obéi à l’injonction gouvernementale. Interrogée assez vite par cet état d’urgence quand, revenant d’Australie mi-janvier, dans l’aéroport et dans l’avion, je portais le masque dû aux mesures de précaution préconisées en Australie à propos d’un virus chinois, considéré alors par les autorités australiennes comme dangereux, voire mortel pour certains.

Baignée dans cette confusion d’informations contradictoires et injonctions paradoxales, j’ai senti monter en moi, au moment du confinement, de la colère, de la confusion aussi, et tout le panel du deuil de ce qui s’arrêtait là soudain tout en essayant de mettre de l’ordre dans mes pensées. Je me replaçais soudain au sortir des incendies près de Melbourne, à cet état d’urgence porté par ce virus, mutant comme un alien, de pays en pays, de région en région, de saison en saison, franchissant les frontières par le biais de personnes dont j’ai fait partie à mon insu. Et je ne sais toujours pas aujourd’hui si j’ai été touchée asymptomatiquement ou si j’ai été ou suis porteur sain. Qu’a t-on fait à l’échelle planétaire lorsque la Chine laissait encore voyager ses ressortissants, entrer sur son territoire et ressortir les non résidents, les pays ne prendre aucune précaution aux frontières pour ses ressortissants ou tous les autres voyageurs ni en termes de gestes barrières ni en termes d’informations! Je ne peux empêcher d’interroger là l’illusion ou le déni qui a prévalu chez nos responsables politiques voire scientifiques, sur ce qui se passait ou sur les risques potentiels ? Le virus comme un alien s’est infiltré en sifflant et même, en écoutant les différentes voix qui s’expriment depuis deux mois, je ne peux m’empêcher de penser que quelque chose de très incohérent, incompréhensible s’est passé qui ne peut se réduire à une ignorance seule de ce virus.

Surtout quand de nombreux scientifiques expriment leur réserve et leurs doutes sur la dangerosité plus avérée que d’autres virus de celui-ci... sauf la focalisation et la médiatisation à outrance qui en sont faites... et sachant que nous vivons sans cesse en bonne harmonie avec des millions de virus en nous et autour de nous et ce depuis toujours. Je veux rappeler que les états de paradoxe sont exacerbés par la saison du printemps qui contient en elle-même toutes les saisons et, sauf à la fin de son cycle (juin), celle-ci est plutôt une période fatigante (voir l’article que j’ai posté sur mon blog le 6 mai dernier) qui voit le taux de suicide s’élever car il est difficile de sortir de terre et de faire sa propre montée ascensionnelle vers la lumière. Cela demande beaucoup d’énergie au sortir de l’hiver et surtout d’entrer dans la saison de la renaissance avec tempérance pour faire face à toutes les variations que propose le printemps. C’est une saison qui créée une sorte de passe pour le nouveau cycle de vie où les plus fragiles seront plus bouleversés. Abreuvée d’informations, je me demande...d’où proviennent les chiffres annoncés de-ci, de-là ? Quelles en sont les sources ? Peut-on avoir accès aux études qui permettent d’annoncer de tels chiffres ? Qu’est-ce qui a vraiment été identifié et répertorié, authentifié comme covid ? Combien de personnes ont été atteintes, en dehors d’un rhume, d’une grippe : 1% de la population ? Combien sur ces 1% sont décédés vraiment du virus ou bien le virus a t-il amplifié les risques des fragilités ou maladies antérieures ? A cette même époque de l’année 2019, qu’en a t-il été en terme de chiffres de personnes atteintes de virus, de maladies déclarées ou identifiées, de personnes mortes ? Est-ce que ces événements nous ont concernés ? Est-ce que ces morts anonymes, ces nouveaux malades, ces accidents de la vie - sauf à nous concerner personnellement - nous ont alors mobilisés ? Il ne s’agit pas de se poser la question de la véracité du virus et de ses effets, il ne s’agit pas de ne pas se sentir solidaires des personnes touchées et des mesures à observer pour tous nous protéger. Il s’agit de poser les questions sur les incohérences des principes de précaution non pris en temps et en heure, des non anticipations dans les dispositifs économiques, politiques, médicaux alors que « les autorités » ne pouvaient pas ne pas savoir... ou alors ce n’est pas si grave finalement et c’est interrogeant pour le moins...pourquoi 2020 ?

A force de focaliser sur ce virus circulant, il y a une obsession de l’information perpétuelle et un besoin solidaire d’être tous pris dans les mêmes arcanes de la peur et de la sidération qui me frappe. Ce virus est-il plus mutant qu’un autre ? Si oui alors pourquoi ne pas avoir fait preuve d’une réelle autorité sanitaire anticipative de la part des responsables politiques : soit c’est grave, soit ça ne l’est pas.

Je ressens une grande perversité dans ce système d’abus de pouvoir qui s’exerce face à cette pandémie où les événements semblent avoir dépassé tout le monde. Pourtant, il y a tellement de moyens mis à disposition pour des enjeux bien moins importants que la vie des personnes : est-ce que nous sommes quantité négligée ? J’observe aussi « la complaisance » des médias autorisés » qui ont relayé une information qui a laissé peu de place (voire aucune) à la variété d’experts au motif que cela rendrait les choses encore plus délétères et seraient favorables à la « désobéissance ». Cette voix du maître a permis à l’effroi de trouver un nid quotidien pour faire grandir la confusion et les peurs qui sont les alliés certains de la maladie et des virus en tout genres, engendrant des mécanismes de défense qui prennent une telle énergie que notre système immunitaire en pâtit, alors qu’on a justement besoin de renforcer la fréquence de notre taux vibratoire.

Paquets d’ondes qui ont pris forme que nous appelons humaine, nous sommes des antennes toutes reliées les unes aux autres, et nous communiquons consciemment et inconsciemment les uns avec les autres aux moyens d’ondes soient electro-magnétiques soient scalaires (ondes d’amour). La peur et la confusion créent un champs d’ondes électro-magnétiques (comme le portable) qui vient perturber notre stabilité et concentration, tandis que les ondes scalaires du lien d’amour, de compassion, de solidarité nous stabilisent, réunifient, recentrent. Les unes circulent à basses fréquences, les autres à haute fréquence... la maladie, le virus circulent à basse fréquence, la joie, la santé, la sérénité nous font monter en fréquence (voir les travaux du Pr Masaru Emoto dans « Les messages de l’eau »). Il serait nécessaire donc de monter donc en fréquence vibratoire pour éviter d’être dans le champ bas de la maladie, la peur, la confusion... Pour cela nous avons besoin de cohérence et de calme. Et surtout d’un état mental apaisé et clair ainsi que d’une élévation de notre conscience. Mais cette agitation médiatique, cette psychose et ces distorsions de la réalité associées à nos fantasmes de la menace et son cortège de représentations morbides et croyances limitantes, ces mesures incohérentes, nous réduisant à une infantilisation certaine, ne nous permettent pas de monter en fréquence et favorisent la circulation et la mutation du virus, qu’on peut définir de mille manières, qui trouve de quoi nourrir son appétit ou celui qu’on accepte de lui prêter.

Je questionne aussi pourquoi ce virus fascine t-il tellement par son énergie mortifère et sa menace paranoïaque ? Ne serait-ce pas qu’il résonne à un mode de fonctionnement qui marche sur la culture des peurs, servie par un système économique et technologique qui vient renforcer nos besoins de cumuler, d’avoir, dans ce toujours plus, toujours plus vite comme un déni de notre mortalité et de notre fragilité, un refus de la frustration de la satisfaction immédiate (voir l’ouvrage de « Le bug humain» de Sébastien Bohler ) ?

Le fonctionnement de cette systèmie toxique qui se nourrit de nos peurs est sans nul doute un risque bien plus grand à terme que ce covid pour la civilisation humaine et la terre qui l’accueille. En appuyant sur les peurs, on génère bien plus surement des comportements délétères et de désespoirs que les situations de perte de liens humains, sociaux, économiques (au sens de perte de sa place industrieuse au sein de la société) et besoins fondamentaux.

Cela créée de la violence sociale, familiale, individuelle qu’accentue la fabulation de la maladie qui agit tel un ennemi unique dont il faut se défendre dans une même alliance alors qu’on en meurt bien moins que de nos peurs et de ses psychoses qui tuent dans le monde bien plus que ce virus : guerres, mal bouffe, stress, pollutions, déplacements de population pour des intérêts privés et pour notre ultra-confort, dépressions, maladies, etc

Observons bien ce que nous acceptons d’avaler sans questionner ni la forme ni le fond, ni les origines et en quoi cela interroge notre fonctionnement sur le plan planétaire.


Osons observer le mal que nous nous faisons et comment l’univers répond à la violence que nous nous infligeons à travers nos besoins consuméristes assoiffés et inextinguibles quand nous détruisons les eco-systèmes en chaîne ?

Combien tirent la sonnette d’alarme, sonnent le clairon - experts en tous domaines et pas des moindres - la tâche est rude. Cet alien est un avertisseur de plus, un marqueur. Combien en faudra t-il pour que nous acceptions et collectivement et solidaires de r-a-l-e-n-t-i-r ? Pourrions-nous devenir des chercheurs de nous-mêmes et de ce que nous faisons de nous-mêmes et à nous-mêmes et, partant aux autres et au monde ? Entrer dans une nouvelle ère (qui se fera par étapes et prendra du temps) plus respectueuse et écologique de nous-mêmes et de notre environnement, nous demande de commencer par observer ce qu’il se passe et, hors jugement, accepter ce qui est observé, accepter de nous transformer en travaillant sur notre écologie interne et, dans l’allant devenant de cette dynamique, participer de fait à une harmonisation plus globale de notre espèce avec l’univers.


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